Recette n°174
Potage pékino-breton mystérieux aux douze légumes

S'agissant d'un potage mystérieux, il faut deviner quels sont les douze légumes qui composent ce potage. En fait de légumes, il s'agit plus généralement de plantes comestibles très connues, et en fait de potage il s'agit plutôt de soupe. Les quantités ne sont pas critiques. La préparation se fait comme celle de n'importe quelle soupe aux légumes, qu'elle soit chinoise ou bretonne (cf. les recettes correspondantes du PJP code).
Comme vous verrez plus loin, ce potage est accompagné de petits vers, des vers à huit ou douze pieds (pas des vers dans les légumes, mais des légumes dans les vers) ; la composition (du potage et de ses vers) a eu lieu le 24 janvier 2008 pour Dame Annie, dite l'hâlée de Chevré.
Ingrédients
Les douze légumes secrets à deviner dans l'énigme rimée :
- Carottes (la carotte)
- Pommes de terre (la patate)
- Petits pois (le petit pois)
- Oignons (l'oignon)
- Rutabaga (le rutabaga)
- Blé / nouilles de blé (le blé)
- Champignons noirs chinois (champignons noirs)
- Céleri ou pissenlit (brins de céleri)
- Chou vert (chou vert)
- Poireaux (l'ineffable poireau / Hercule Poirot)
- Ail en gousses et pousses d'ail (l'ail)
- Pousses de bambou (pousses de bambou)
- Bouillon, sel, poivre et filet d'huile de sésame
Préparation
- Le poème des douze légumes : Résoudre l'énigme rimée pour identifier la composition du potage.
Pour connaître ces douze plantes,
Dont nous sommes sûrs les noms vous hantent,
Bien compléter il vous faudra
Du poème en alexandras
Rimes qu'un poète inconnu
Très injustement méconnu
Calligraphia un soir d'errance
En préparant cette pitance :(Un conseil : en lisant à voix haute, on trouve tout de suite !)
De ces douze légumes, en est un qui me botte,
Vous l’avez deviné, c’est bien sûr la carotte.
Mais plus drôle est celui, qui la rate me dilate,
Car c’est très amusant, de manger la patate.
Plus discret, plus petit, qu’enfant, je savourois,
Très rarement en soupe, c’est le beau petit pois.
Mais il y a encore, c’est certain, plus mignon,
Celui que l’on fait frire, blanc ou jaune est l'oignon.
Oh, mais n’oublions pas, celui qui rend gaga,
Tellement il est bon, c’est le rutabaga.
En grand champ d’or et blond, il est tout sauf râblé,
Habituellement, dans le pain, c’est le blé.
Oncques chinoise soupe ne se peut concevoir,
Sans qu’on mette aussi quelques champignons noirs.
Et puis pour éviter de faire pipi au lit,
Rien de tel en potage, que brins de céleri.
Ou bien ce gros légume, qui réchauffe l’hiver,
Souvent avec saucisses, c’est ce bon vieux chou vert.
Dans un coin, j’ai gardé ce qu’il y a de plus beau,
Patronyme d’Hercule, ineffable poireau.
Mais savez-vous enfin, ce sans quoi on défaille,
En pousses comme en gousses, bien sûr il faut de l'ail.
Que ce poème est long, vite arrivons au bout,
Pour couronner le tout, des pousses de bambou.
- Cuisson : Nettoyer et découper tous les légumes en julienne ou en dés réguliers. Les plonger dans un grand bouillon frémissant assaisonné pendant 30 minutes jusqu'à tendreté.
- Service : Servir fumant avec un filet d'huile de sésame et les nouilles ou pousses de bambou croquantes.